En fin de semaine il m'est arrivé quelque chose de désagréable. Je faisais des commissions avec maman car je voulais être ben ben fine et qu'elle m'achète ma revue Bop avec des posters de Leonardo DiCaprio pour me remercier.
Maman décide d'entrer dans le Zellers pour se procurer des nouveaux paniers à linge (ouais, c'est ma faute si nos vieux sont scrap... je les ai un peu fait fondre sans faire exprès en voulant faire une expérience avec le feu de foyer mais c'est une autre histoire). Je la suis en hésitant, regarde autour de moi : pas d'étudiants de la poly. Juste quelques vieillards qui magasinent des parapluies. J'ai pas vraiment envie de me faire voir dans le Zellers. Le Zellers c'est mal vu à l'école. J'entre derrière ma mère, qui se dirige vers les articles ménagers. Elle s'arrête dans la section du linge féminin.
- Regarde le beau pyjama de Tintin !
- Mmmm.
- Tu l'aimes-tu ?
Le temps presse. Je ne veux pas m'attarder dans le coin.
- Euh... ouais, correct.
- Veux-tu l'essayer ? Je te l'offre si tu veux. Ta jaquette de princesse Jasmine est tellement finie, les beaux dessins sont tout effacés.
Chut ! Quelqu'un pourrait nous entendre ! J'ai honte. J'ai honte.
- Ça sera pas nécessaire maman, je peux toffer ma jaquette encore un bout.
- Bon, comme tu veux. Mais laisse-moi deux minutes je vais regarder si y en aurait pas un pour moi.
Non!
- Ok.
Là, je me retourne vers le stand à bobettes en spécial dans lequel une madame fouille avec détermination. Il me semble que... sa face me dit de quoi... sa façon de bouger ses mains... crotte, c'est madame Paquin, ma prof de français ! Je ne veux pas qu'elle me voit, il faut que je me cache. Je tente de me dissimuler derrière un rack à bas-culotte et retiens mon souffle. Madame Paquin se dirige ensuite vers les brassières et moi j'arrive pas à m'empêcher de la fixer. Après avoir saisi un modèle si énorme que je pourrais me servir d'un des bonnets comme crazy carpet, elle se le fout sur le chandail pour vérifier la taille. Au moment où ses deux mains sont bien posées sur ses deux seins, ma prof lève les yeux sur moi, à moitié cachée derrière les bas-culotte, complètement terrifiée.
Madame Paquin me reconnaît. Le malaise s'installe. Il s'intensifie lorsque maman réapparaît et la reconnaît aussi. Ma mère, poliment, elle va la saluer. Elles jasent un peu.
Je veux disparaître.
Finalement on est rentrées avec 3 nouveaux paniers, et pas de revue Bop. Même pas de pyjama de Tintin.
Demain j'ai un cours de français. J'ai pas hâte.
Maman décide d'entrer dans le Zellers pour se procurer des nouveaux paniers à linge (ouais, c'est ma faute si nos vieux sont scrap... je les ai un peu fait fondre sans faire exprès en voulant faire une expérience avec le feu de foyer mais c'est une autre histoire). Je la suis en hésitant, regarde autour de moi : pas d'étudiants de la poly. Juste quelques vieillards qui magasinent des parapluies. J'ai pas vraiment envie de me faire voir dans le Zellers. Le Zellers c'est mal vu à l'école. J'entre derrière ma mère, qui se dirige vers les articles ménagers. Elle s'arrête dans la section du linge féminin.
- Regarde le beau pyjama de Tintin !
- Mmmm.
- Tu l'aimes-tu ?
Le temps presse. Je ne veux pas m'attarder dans le coin.
- Euh... ouais, correct.
- Veux-tu l'essayer ? Je te l'offre si tu veux. Ta jaquette de princesse Jasmine est tellement finie, les beaux dessins sont tout effacés.
Chut ! Quelqu'un pourrait nous entendre ! J'ai honte. J'ai honte.
- Ça sera pas nécessaire maman, je peux toffer ma jaquette encore un bout.
- Bon, comme tu veux. Mais laisse-moi deux minutes je vais regarder si y en aurait pas un pour moi.
Non!
- Ok.
Là, je me retourne vers le stand à bobettes en spécial dans lequel une madame fouille avec détermination. Il me semble que... sa face me dit de quoi... sa façon de bouger ses mains... crotte, c'est madame Paquin, ma prof de français ! Je ne veux pas qu'elle me voit, il faut que je me cache. Je tente de me dissimuler derrière un rack à bas-culotte et retiens mon souffle. Madame Paquin se dirige ensuite vers les brassières et moi j'arrive pas à m'empêcher de la fixer. Après avoir saisi un modèle si énorme que je pourrais me servir d'un des bonnets comme crazy carpet, elle se le fout sur le chandail pour vérifier la taille. Au moment où ses deux mains sont bien posées sur ses deux seins, ma prof lève les yeux sur moi, à moitié cachée derrière les bas-culotte, complètement terrifiée.
Madame Paquin me reconnaît. Le malaise s'installe. Il s'intensifie lorsque maman réapparaît et la reconnaît aussi. Ma mère, poliment, elle va la saluer. Elles jasent un peu.
Je veux disparaître.
Finalement on est rentrées avec 3 nouveaux paniers, et pas de revue Bop. Même pas de pyjama de Tintin.
Demain j'ai un cours de français. J'ai pas hâte.